samedi 21 avril 2018

Mardi 17 Avril 2018 – New York

L’épilogue new-yorkais de notre périple nord-américain s’est achevé ce soir. Nous avons sillonné Manhattan du nord au sud. Ce matin, nous sommes allés en métro tout en haut de Manhattan, dans le quartier de Washington Heights, jusqu’à la station Dyckman Street pour visiter The Cloisters, que j’avais vus en… 1973 ! Le musée, qui surplombe l’Hudson dans le Fort Tyron Park, est un des départements du Metropolitan Museum of Art (MET). Il regroupe principalement quatre cloîtres médiévaux français qui proviennent d’abbayes situées dans la sud de la France, Saint-Michel de Cuxa dans les Pyrénées orientales, Saint-Guilhem-le-Désert dans l’Hérault, Bonnefont-en-Comminges et Trie-sur-Baïse en Bigorre, et un cinquième, le cloître du prieuré de Froville situé en Lorraine. On y trouve également l'abside de la chapelle de Fuentidueña dans la province de Segovia (Castilla y Léon). « Ces différents éléments architecturaux ont été incorporés à l’édifice néo-romano-gothique construit à cet effet pour les accueillir, afin de constituer un ensemble d'espaces, de salles, de galeries et de jardins qui offrent un cadre harmonieux et évocateur dans lequel les visiteurs peuvent découvrir la riche tradition de la production artistique médiévale de l'Europe ». Les objets médiévaux présentés, souvent des œuvres de toute beauté, viennent essentiellement d’Espagne, de France, d’Allemagne et des Pays-Bas. « Une grande partie des sculptures aurait été acquise par George Grey Barnard, sculpteur américain et fervent collectionneur d'art médiéval. Barnard, qui travaille en France avant la Première Guerre mondiale, achète chez des antiquaires et des particuliers des sculptures médiévales et des fragments architecturaux provenant de monastères vendus comme biens nationaux à la Révolution et démantelés par leurs propriétaires ». Parmi les œuvres les plus remarquables se trouvent les sept tapisseries des Flandres représentant La Chasse à la licorne exécutées entre 1495 et 1505, le retable de Mérode, exécuté par Robert Campin, une belle collection de vitraux, notamment des grisailles, des miniatures étonnantes, des statues de Clovis et de son fils Clotaire provenant du monastère de Moutiers-Saint-Jean.









"Cheeeese !"




Clovis




























Puis nous sommes redescendus jusqu’à la station Fulton Street, dans le bas de Manhattan pour revoir le secteur du Mémorial du 11 Septembre. Une longue fille d’attente s’étirait pour le visiter. Les deux bassins qui marquent l’emplacement des deux tours jumelles, inspirent par leur sobriété, un grand respect. Les noms des victimes sont gravés sur les bords et les visiteurs sont invités à les toucher du doigt. Parmi les témoins préservés, il y a « The Sphere », une œuvre de Franz Konig (1971) récupérée dans les décombres, et le Survivor Tree, l’Arbre survivant, un chêne, lui aussi sorti des gravats et qui refleurit chaque année comme un signe de vie, ce qui est le cas actuellement.



















Le nouveau World Trade Center avait été inauguré peu de temps après notre précédente visite, mais depuis d’autres constructions ont surgi dans le secteur de Ground Zero, notamment l’Oculus, un grand bâtiment blanc en forme d’ailes d’oiseau. Il ressemble « à un oiseau libéré de la main d'un enfant ». Dessiné par l’architecte espagnol Santiago Calatrava et inauguré en mars 2016, il abrite le WTC Transportation Hub, la gare futuriste du World Trade Center d’où partent les trains PATH (Port Authority Trans-Hudson) vers le New Jersey. L’atrium, de forme ovale, mesure 111 mètres de long et est chapeauté par une impressionnante verrière. Sur le pourtours, une galerie commerciale a attiré des grandes marques.

La file d'attente à l'entrée du Mémorial avec en toile de fond l'Oculus




D’un nouveau saut en métro, nous avons été passer une heure au MET, où nous avons vu une exposition temporaire consacrée à l’art des civilisations aztèques, maya et inca, avec de très beaux masques, des céramiques, des parures, des bijoux, des statuettes venant notamment du Mexique, du Pérou et de Colombie. Nous avons eu encore quelques minutes avant la fermeture pour jeter un coup d’œil dans les salles dédiées à l’art africain et à l’art océanien qui ont l’air magnifiques et qui justifieront une nouvelle visite...



































Pour rentrer à l’hôtel et y récupérer nos bagages, nous avons emprunté, malgré un froid vif, la 5ème Avenue sur près de quatre kilomètres entre la 83ème rue et la 38ème, longeant Central Park, passant devant notre Institut culturel, notre Consulat général, la cathédrale Saint Patrick, le Rockfeller Center, l’immeuble French, histoire de profiter une dernière fois du spectacle de la vie new-yorkaise.



Saint Patrick




Rockfeller Center