Nous
avions préféré hier différer à ce matin la visite du Desert
Museum, bien qu’il soit voisin de notre campement, pour
échapper à la foule dominicale. Nous y avons passé une bonne
partie de la matinée, entouré pour l’essentiel de personnes du
3ème âge, bref dans notre élément ! Le hasard des
horaires nous a fait commencer par le spectacle d’un étonnant
balai de rapaces en semi-liberté qui font du « radada »
au-dessus de la tête des spectateurs, en allant récupérer des
petits aliments (graines, morceaux de viande) que déposent sur des
troncs d’arbres ou des branches basses leurs dresseurs. Nous nous
sommes intéressés à toute la faune des déserts, notamment les
reptiles (que je préfère toujours voir derrière une vitre), les
fameux javelinas (des pécaris qui rappellent vraiment
nos sangliers), les chamois du désert au port altier, les chiens de
prairie toujours aux aguets, les coyotes qui se sont fais discrets,
sans oublier les colibris vibrionnants et d’autres oiseaux.
Mais
nous avons surtout été captivés par l’étonnant rassemblement de
plantes grasses en général, d’agaves et de cactées en particulier,
d’une grande variété, sans oublier toute une végétation de
buissons. Les plus grands sont bien sûr les saguaros et les
moyaves. Beaucoup sont en fleurs. C’était magnifique.
| Moyave |
A
Tucson, après une nouvelle pause Subway, nous
avons commencé par nous mettre en quête d’un réparateur de RV
pour qu’il examine le système de chauffage de l’eau dans le
camping-car, qui était défectueux depuis vendredi. Il nous a confié
que posséder un camping-car aux États-Unis, indépendamment du prix
d’achat qui n’est pas bon marché, était un vrai gouffre
financier. Il y a toujours une petite réparation à effectuer ici ou
là, le prix de la moindre pièce de rechange est élevé et la main
d’œuvre coûte cher. Même si le prix des carburants est nettement
plus bas qu’en France, les RV consomment énormément,
notamment les plus gros qui tractent souvent en plus une petite
automobile. J’ai profité de la réparation pour retourner dans un
RV du haut de gamme qui était exposé et prendre quelques
photos de l’intérieur. Elles témoignent que cela vaut bien un
petit deux pièces !
Nous
avons fait un tour rapide dans le centre du Tucson pour nous
en faire une idée. Quelques immeubles modernes (les seuls de la
ville) et des maisons représentatives de vieux quartiers historiques
sont imbriqués. Nous ne nous sommes pas attardés car l’intérêt
nous a semblé limité et la température en début d’après-midi
était de 44°c au soleil et de 38°c à l’ombre. C’est
finalement à l’avant du camping-car climatisé que la température
était supportable !
| États-Unis, terre de contrastes ! Parcmètre ante-diluvien consistant à glisser successivement 4 billets de 1 $ dans une fente de 1 cm sous le numéro correspondant à son emplacement ! |
| Contraste architectural au centre ville |
Nous avons mis cap au nord, d’abord par la route 77 via Oro Valley où une pause Frozen Yogurt a été particulièrement bienvenue, avant de bifurquer vers le nord-ouest à hauteur d’Oracle Junction et de prendre la route 79, baptisée jusqu’à Florence (!), « Pinal Pioneer Parkway ». Notre record de ligne droite a été pulvérisé avec un tronçon de 58 km, voire 66, car le premier coude que fait la route, n’était guère prononcé ! Un peu monotone quand même…
| Un instant de béatitude... |
A
Florence,
version Arizona,
pas la peine de chercher le Duomo,
le Ponte
Vecchio
ou le Musée
des Offices.
Nous n’avons repéré comme édifices caractéristiques que… des
centres pénitentiaires fédéraux,
d’État, de comté et… privés !
Cette
ville
de
30 000 habitants a d’ailleurs
un
long passé pénitentiaire puisque l’on y a interné des
prisonniers de guerre allemands et italiens pendant la Seconde Guerre
mondiale.
A
Apache Junction, une petite chapelle toute blanche en bois a
retenu notre attention. Nous avons appris un peu plus tard qu’il
s’agissait de la Elvis Presley Memorial
Chapel. Le chanteur-acteur y a tourné une séquence
du film Charro en 1969. La chapelle n’occupait d’ailleurs
pas le même emplacement, mais a été déplacée là pour être
incluse dans un ensemble muséal, le Superstition Mountain
Museum ! La région passe pour être une zone pleine
de légendes, d'histoires et d'intrigues. Il en est une tenace qui
veut que tous ceux qui se sont succédé là ont commencé par
chercher ce qu'ils croyaient être la mine d'or la plus riche du
monde.
A
cet égard, Goldfield
Ghost
Town,
la ville fantôme de Goldfield,
restaurée voire reconstruite à l’identique sur le territoire
d’Apache
Junction,
en porte témoignage. Dans les années 1890, Goldfield
comptait trois saloons, un hôtel-pension, une église, un magasin
général, une forge, une brasserie, un marché de viande et une
école. Juste au moment où la ville connaissait un essor subit, elle
a été trahie par la veine, car la teneur en minerai s’est
amoindrie. La ville était dès lors condamnée et les efforts
conduits entre 1910 et 1926 pour rouvrir la mine n’ont rien donné.
Restent les souvenirs et, dans un pays qui n’a guère d’histoire,
faire revivre ce qui a à peine deux siècles est important. Nous
avons eu la chance de découvrir le site en fin de journée, alors
que les boutiques étaient fermées pour la plupart et les touristes
partis. Cette ville surgie du passé était à nous !
Goldfield Ghost Town jouxte le Lost Dutchman State Park où se situe notre campement de ce soir, à 68 km à l’est du centre de Phoenix, la capitale de l’Arizona. Nous nous y sommes installés à 18h30, alors que les rayons rasants du soleil éclairait la montagne à laquelle le parc est adossé. Les Américains dînent tôt et se mettent aussitôt devant leurs postes de télévision. Tout était silencieux autour de nous lorsque nous nous sommes mis à table sous les étoiles peu après 20h30. Un petit côté magique dont nous avons pleinement profité car la fin de l’aventure approche ! Nous approchons ce soir le 5400 km en RV depuis le départ de Middlebury (sans compter le circuit fait en voiture de location autour de Santa Fe)...
| Notre emplacement avec vue imprenable sur les Superstition Mountains ! |
| Comment ne pas trouver l'inspiration pour le blog dans ce cadre,à l'heure de l'apéritif ! |
Félicitations au vaillant conducteur .... sans oublier le copilote !
RépondreSupprimerBises Annouk
La faune et la flore de la région deviennent de véritables tableaux avec des photographes tels que vous..
RépondreSupprimerDes décors de rêve pour l apéro!!
A bientôt maintenant?Bises.Elisabeth