dimanche 25 mars 2018

Samedi 24 Mars - Fort Richardson State Park / Wichita Falls / Repérage (390 km)

Le temps du petit-déjeuner



Avant de quitter notre campement, nous avons visité le fort lui-même ou plutôt ce qu’il en reste. Sa mission était de contribuer à la sécurisation de la frontière nord de l'État dans l'après-guerre civile. Il aurait dû être construit près des Buffalo Springs, mais l’emplacement s'est avéré intenable. La région manquait de bois, de ressources en eau suffisantes et restait un territoire complètement hostile, les Amérindiens faisant souvent des ravages dans la région. Il fut par conséquent construit dans le site actuel en 1867 et ne fut actif que jusqu’en 1878. « La vie était difficile pour un soldat à Fort Richardson, et les tâches routinières comprenaient de longues et pénibles patrouilles le long de la frontière du Texas, des comtés Clay et Jack vers l'ouest jusqu'au canyon Palo Duro, près de l'actuelle Amarillo. Les batailles avec les Indiens Comanches et Kiowa devinrent monnaie courante alors que les unités de cavalerie et d'infanterie cherchaient à prouver leur capacité à repousser les attaques indiennes et à permettre la colonisation. La bataille décisive eut lieu en septembre 1874 dans le canyon Palo Duro (site où nous séjournerons dans quelques jours). Elle mit fin à la guerre de la rivière Rouge avec les Comanches de Quanah Parker et les Kiowas de Red Warbonnet. A la suite de cette victoire, l’armée ne voit plus la nécessité de maintenir Fort Richardson et abandonne le poste le 23 mai 1878 ». Le site sera de nouveau utilisé de 1941 à 1944 comme site d’entraînement militaire. Plusieurs bâtiments d'origine ont été restaurés : l'hôpital de poste et… la morgue, le PC du commandant, un magasin de poudre, une maison de gardien, une boulangerie, qui faisait cuire 600 pains par jour. Il y a aussi deux reconstitutions : un logement pour les officiers (qui fait office de centre d’interprétation) et un casernement pour la troupe.

PC du commandant


Casernement










Nous avons quitté les lieux sous un beau soleil, rattrapé la route 281, une highway très large, et nous sommes dirigés plein Nord en direction de Wichita Falls, à un peu plus de 100 kilomètres de notre point de départ. L’avantage de rouler sur ce type d’axe routier un samedi tient au nombre réduit des poids lourds qui les sillonnent. La ville en elle-même ne présente pas un grand intérêt, mais nous a permis de compléter notre approvisionnement en produits alimentaires avant d’aller dans le Texas profond, où nous allons rester éloigné des villes pendant plusieurs jours et de faire notre première halte « laundromat », le camping-car étant bien équipé sur le plan sanitaire, mais pas sur le plan buanderie !



Nous avons changé de direction et mis le cap au Nord-Ouest en prenant la route 287, une autre voie à grande circulation en direction d’Amarillo via Vernon. Depuis le départ, les régions traversées avaient un relief assez plat, un peu monotone, alternant des zones d’élevage très extensif et des secteurs où cohabitaient des champs d’éoliennes et des petites stations de pompage de pétrole, dont beaucoup n’étaient plus en état de fonctionner. Chemin faisant, nous dépassons aussi des cimetières et sommes frappés par le fait que l’habitude de l’habitat dispersé prise par les vivants semblent se prolonger dans la mort...







A hauteur du petit bourg d’Estelline, nous avons quitté les grands axes pour emprunter la route 86 à deux voies et découvrir progressivement de nouveaux paysages : un relief plus marqué, une terre plus rouge, une herbe jaune, des bosquets verts disséminés – des cousins éloignés sans doute du genévrier –, toujours quelques zones de mesquites… On y voit aussi ces fameux panneaux en ombres chinoises typiques du Texas qui signalent certains ranchs ou villages. 











Turkey fut le dernier bourg digne de ce nom sur notre route, une vraie petite ville de far west. La route 1065 empruntée à hauteur du hameau de Quitaque nous a permis d’atteindre le Caprok Canyons State Park. Situé au cœur des terres appartenant anciennement aux Comanches, c’est une vaste réserve naturelle où vit en liberté un troupeau de bisons, propriété de l’État.

Turkey




Turkey


Nous avons fait un petit repérage des lieux avant le coucher du soleil. Notre emplacement est des plus charmants mais plus spartiate. Ni raccordement à l’eau courante, ni branchement électrique ! Nous vivons sur la batterie du camping-car et sa réserve d’eau. Cela nous rappelle Burning Man ! Et nous avons dîné dehors à la lumière d’une lampe frontale. Pas d’Internet non plus, donc pas de mise à jour du blog non plus !

Repérage à l'arrivée à Caprok Canyons State Park








En attendant de voir les vrais...


Emplacement avec l'enclos prévu pour les chevaux


Nous découvrons ici une pratique assez répandue au Texas, le caravaning équestre ! Des emplacements sont aménagés pour des camping-car-vans comprenant une partie traditionnelle qui se prolonge d’un van. Sur place, un enclos permet à un cheval, voire à deux chevaux de séjourner à l’air libre en attendant de partir en randonnée sur des pistes tracées à cet effet.

1 commentaire:

  1. Le Far West..les cow boys et les indiens..Kid Carson,Buffalo Bill, vous voilà vraiment en Amérique...quelles vont être vos aventures?Bises.Elisabeth

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