Un
bison solitaire prolongeait son petit-déjeuner quand nous avons
quitté notre emplacement pour rejoindre le point de départ des
trails (sentiers de randonnée) que nous avions choisi
de suivre ce matin et qui au final nous permettaient de faire une
boucle de 10,45 km.
Les premiers 850 mètres sur Canyon Loop Trail sont une mise en jambe. Les 3,7 km du John Haynes Ridges commencent par une partie un peu escarpée, mais finalement moins pénible que nous ne le craignions. La troisième partie North Prong fait aussi 3,7 km, mais suit d’abord la ligne de crête avant de descendre rapidement dans le lit d’un creek asséché.
L’itinéraire passe par une grotte Fern Cave aux parois couvertes de végétation, permet d’apercevoir au loin deux aiguilles (« a hoodoo geologic formation ») et de rejoindre sans aucune difficulté l’extrémité nord de Canyon Loop Trail. Reste alors à parcourir l’ensemble des 2,2 km de Canyon Loop Trail pour rejoindre le parking.
| fines couches de gypse prises dans les sédiments vieux de 250 millions d'années |
Partis peu après 9h00, nous étions contents de retrouver le camping-car trois heures vingt plus tard, pas tant en raison de l’effort fourni (tout de même 19 611 pas!) qu’à cause de la chaleur, le soleil commençait à chauffer. Rien à voir avec les mises en garde officielles concernant la difficulté de l’itinéraire (« very challenging ») assorties de la nécessité de se munir d’un gallon d’eau par personne (!), à moins qu’elles ne soient destinées à dissuader les Américains gavés de hamburgers et de coca cola non light et non zero , au souffle court, à l’embonpoint marqué et sans entraînement physique ! Ils sont légion.
Les bisons n’ayant pas l’agilité et la témérité des chamois, nous n’en n’avons pas vu en chemin, mais nous avons admiré des points de vue splendides et cheminé dans un maquis où se mêlent mesquites, chênes verts, genévriers, micocouliers, pruniers sauvages, peupliers de Virginie, plantes cactées et bien sûr herbes hautes jaunes, dites herbes… à bisons.
Nous avons grignoté dans un coin calme, dans
notre « maison », plus fraîche que les tables et bancs
des aires de pique-nique, avons vu (enfin) les fameux chiens de
prairie (Prairie dogs), ces petits rongeurs adorables (il en existe
cinq espèces) qui tirent leur nom de leur habitat principal, les
prairies, et du fait que leur cri s’apparente à l’aboiement du
chien, et avons quitté le parc vers 13h30 après un dernier coup
d’œil sur un imposant troupeau de bisons qui poursuivait ses
agapes végétariennes.
Nous n’avons pas tardé à reprendre la Route 86, plein ouest, jusqu’à Tulia puis la 87 plein nord jusqu’à Canyon (13 500 habitants), siège du comté de Randall. Nous avons fait une longue pause au Mac Do’ local, pour profiter non de sa gastronomie, mais de sa liaison Internet afin de préparer les étapes suivantes du voyage, mettre à jour le blog et prendre connaissance de nos messageries respectives.
Par la Route 217 , nous avons rejoint le Palo Duro Canyon State Park. Le canyon de Palo Duro est un système de gorges appartenant à l’escarpement du Caprock, au nord du Texas. Situé au sud-est de la ville d'Amarillo, il fait partie d'un parc d’État (104,93 km²). Son nom espagnol signifie « bois dur », en référence aux genévriers qui poussent dans la région. Le canyon de Palo Duro est le deuxième des États-Unis par ses dimensions, après le Grand Canyon du Colorado. Ses couleurs rouges s'expliquent par la présence de fer dans le sol.
Après nous être installés vers 18h00 à notre
nouvel emplacement, nous avons fait une (petite) marche aux alentours
jusqu’à une petite rivière dont nous avons peine à croire
qu’elle et les torrents saisonniers affluents ont pu être à
l’origine de cet impressionnant environnement.
Superbes paysages.Voilà l Amérique que j aime.Profitez en un maximum.Bises.Elisabeth
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