Le temps était couvert et le vent frais nous a fait ressortir les
pulls. Nous avons quitté le camp vers 10h00, après avoir mis à
jour le blog, et pris la direction du Forth Worth, à l’ouest de
Dallas. Ses 700 000 habitants la classent au 17ème rang des plus
grandes métropoles des États-Unis.
L’attention qui se porte sur
la ville tient à sa longue tradition de cow-boys. C’est ici que
les longhorns, les vaches à très longues cornes, typiques du Texas,
battent quotidiennement le pavé dans le quartier du Stockyards
National Historic District. Ce quartier entièrement lié au commerce
du bétail s’est développé à partir de l’arrivée du rail à
Fort Worth en 1876. Auparavant le bétail capturé au Texas devait
être conduit jusqu’aux gares du Kansas (3 mois de marche…). Au
départ, l’activité du marché se limitait au commerce des bêtes
capturées par des cowboys sur les immenses troupeaux sauvages de la
région (plus d’un million de bêtes vivaient librement aux
alentours de Fort Worth). Par la suite, avec la mise en place des
ranchs et d’une véritable agriculture d’élevage, ce sont des
centaines d’agriculteurs qui venaient chaque jour vendre leurs
bêtes. Le pic d'activité a été atteint en 1944 quand plus de 5,2 millions de bêtes ont transité par Fort Worth (soit près de 15.000 par jour en moyenne !). L'activité du marché a ensuite décliné au rythme de celle du rail. Aujourd’hui la vente se fait surtout de manière virtuelle
par internet. Mais toute une économie parallèle s’est formée sur
le site devenu une attraction touristique majeure, très liée à
l’univers du cow-boy : boutiques de chapeaux, de bottes et autres
accessoires indispensables aux nombreux nostalgiques, bars
spécialisés, honky-tonk, boîtes de musique country… Nous avons
assisté à la déambulation très touristique d’un petit troupeau
de bovins qui ont droit à une première promenade de santé dans le
quartier à 11h30, une autre à 16h00. Un petit Stockyards Museum est
abrité dans le Livestock Exchange building, l’ancien marché aux
bestiaux datant de 1902. Nous avons visité le Cowtown Coliseum
voisin où devait se disputer ce soir un rodéo, reconnu sport
national au Texas. L’ancienne gare et les locaux attenants
accueillent aujourd’hui des boutiques.
Après avoir dégusté dans un restaurant local une excellente viande de bœuf, nous avons fait un petit tour dans le Downtown de Fort Worth (autour de Sundance Square) et apprécié son atmosphère très décontractée. Parterres fleuris, terrasses accueillantes, mélange d’architecture art déco et contemporaine, Fort Worth dégage une sérénité et une aisance que n’avait pas Dallas, même dans le West End.
Nous avons pu visiter deux musées. Pour commencer le Musée Amon Carter qui expose des peintres américains du XIXème et du début du XXème siècle (Russel, Remington, Eakins, Homer, Chase, Sargent..)
Nous avons oursuivi avec le fameux Musée d'art Kimbell, considéré à juste titre comme une des plus belle collection d’art européen aux Etats-Unis (depuis les primitifs italiens jusqu’au post-impressionnisme). Malheureusement en cours de réaménagement, nous n’avons pu voir qu’un petit échantillon de sa très riche collection.
Le musée possède aussi une collection étonnante d’art africain, d’art asiatique (Japon, Népal, Inde) et d’art d’Amérique centrale (art Maya et Aztèque).
J’ai eu la surprise pour finir de voir entre les deux musées l’œuvre de Fernand Léger, « La Fleur qui marche », qui avait été le logo du « Printemps français en Bavière » en 1996 !
Poursuivant notre route vers l’ouest, nous avons atteint à 19h30 le Fort Richardson State Park, à 90 km au nord-ouest de Fort Worth, à proximité immédiate de Jacksboro sur la route 199.
Quel calme à l heure du petit déjeuner!Les photos prises dans les musées donnent envie de déserter le Louvre et autres musées parisiens.Bonne route .Bises.Elisabeth
RépondreSupprimer